mardi 3 septembre à 18h30 à la Maison des associations - avenue Tarayre à Rodez
L'ordre du jour sera :
. Projets d'actions pour la fin de l'année
. Journée porte-ouverte à la Maison des Associations le 21 septembre
. la seconde partie de la réunion s'organisera autour d'un débat sur les boycotts BDS concernant le sport, la
culture et les universités israéliennes (qui sont souvent moins compris
que le boycott économique)
Ces réunions sont ouvertes à toutes les personnes qui s’intéressent aux questions liées à la solidarité avec le peuple palestinien, qu'elles soient adhérentes ou non au Comité Palestine Rodez.
dimanche 1 septembre 2013
mercredi 7 août 2013
"Palestine en campagne" à Gages à partir du 16 août
L'association Le Philistin, installée à Gages, fête ses 10 ans d'existence cette année. Pour célébrer cet anniversaire, Jean-Marie et son équipe vont créer un village accueillant des artistes et des artisans venus de toute la Palestine et des camps de réfugiers . Pendant trois jours, se tiendront des forums, des débats et des expositions sur la vie économique et culturelle palestinienne.
Comme il s’agit d’un événement privé exclusivement ouvert aux personnes ayant réservé ou ayant validé un pré-paiement pour privilégier une manifestation chaleureuse et à dimension humaine, seules les personnes inscrites seront admises sur les lieux.
Pour toute information rendez-vous sur le site de "Palestine en campagne" : www.palestineencampagne.com
mercredi 3 juillet 2013
"Cinq caméras brisées" à Espalion
Le cinéma "Le Rex" organise une semaine cinéma du Moyen-Orient. Dans ce cadre, seront diffusés les films suivant : l'Attentat, Rock the casbah et Cinq caméras brisées. Info et horaires sur le site du Rex : http://www.veocinemas.fr/espalion-rex/
Le dimanche 7 juillet à 21h le Comité Palestine de Rodez animera une discussion autour du film "Cinq caméras brisées".
La bande annonce est dans le billet précédent.
Le dimanche 7 juillet à 21h le Comité Palestine de Rodez animera une discussion autour du film "Cinq caméras brisées".
La bande annonce est dans le billet précédent.
mercredi 12 juin 2013
"Cinq caméras brisées" à Decazeville
Dans le cadre du festival Terre de Résistance, le cinéma La Strada de Decazeville diffusera le documentaire palestinien "Cinq caméras brisées" ce jeudi 13 juin à 20h30
Lorsque son quatrième fils naît en 2005, Emad Burnat, un caméraman palestinien autodidacte achète sa première caméra. Au même moment, dans son village de Bil'in, une barrière de séparation est construite et les villageois commencent à résister.
L'année suivante, Burnat filme leur lutte, menée par deux de ses meilleurs amis, et filme aussi son fils qui grandit. Bientôt, les évènements affectent directement sa famille et sa propre vie. Arrestations quotidiennes, attaques violentes, bulldozers déracinant des oliviers, pertes de vies humaines et raids nocturnes dans le village effrayent sa famille. Ses amis, ses frères, et lui-même, se font tirer dessus ou arrêter. Ses caméras, l'une après l'autre, sont détruites.
Finalement, en 2009, Burnat approche Guy Davidi, un réalisateur israélien, et, ensemble, avec ces cinq caméras cassées et les histoires qu'elles racontent, ces deux cinéastes montent et créent le film.
Deux membres du Comité Palestine de Rodez, qui se sont rendu à Bil'in, seront présents à la projection pour témoigner de leur expérience et exposer l'actualité en Palestine.
Lorsque son quatrième fils naît en 2005, Emad Burnat, un caméraman palestinien autodidacte achète sa première caméra. Au même moment, dans son village de Bil'in, une barrière de séparation est construite et les villageois commencent à résister.
L'année suivante, Burnat filme leur lutte, menée par deux de ses meilleurs amis, et filme aussi son fils qui grandit. Bientôt, les évènements affectent directement sa famille et sa propre vie. Arrestations quotidiennes, attaques violentes, bulldozers déracinant des oliviers, pertes de vies humaines et raids nocturnes dans le village effrayent sa famille. Ses amis, ses frères, et lui-même, se font tirer dessus ou arrêter. Ses caméras, l'une après l'autre, sont détruites.
Finalement, en 2009, Burnat approche Guy Davidi, un réalisateur israélien, et, ensemble, avec ces cinq caméras cassées et les histoires qu'elles racontent, ces deux cinéastes montent et créent le film.
Deux membres du Comité Palestine de Rodez, qui se sont rendu à Bil'in, seront présents à la projection pour témoigner de leur expérience et exposer l'actualité en Palestine.
mardi 14 mai 2013
SEMAINE PALESTINIENNE A RODEZ
Le Comité Palestine de Rodez organise une
SEMAINE PALESTINIENNE
avec 2 manifestations publiques
et des interventions auprès de groupes de jeunes
Vous trouverez ci-dessous toutes les informations.
2 évènements majeurs :
LE JEUDI 23 MAI au cinéma le ROYAL à 20h30
- projection du Film " Route 60, un itinéraire au delà des frontières" d'Alaa ASHKAR
Pour voir la bande annonce et en savoir plussur Alaa ASHKAR, vous pouvez cliquer sur ces liens.
Le comité Palestine a soutenu ce film (voir article) et est ravi de recevoir Alaa pour nous présenter son travail.
LE SAMEDI 25 MAI à la Menuiserie, à partir de 19 heures
- Soirée Palestinienne avec repas (sur réservation) préparé par ZEIT O ZAATAR et Concert avec :
YANAL et NAWRAS
- Yanal et Nawras sont palestiniens et sont en France (conservatoire de Bordeaux) pour parfaire leurs études musicales grâce à l'association Al Kamandjati(Ramallah/ Angers) Pour voir une vidéo, cliquez sur ce lien
MINISTERI DEL RIDDIM
- Le Ministeri del riddim est un sound system toulousain qui délivre un ragga épicé et multiculturel. On y tchache en berbère, arabe, anglais, français et bien sur en occitan ! Après plusieurs concerts de rodage, ces fonctionnaires du riddim n'ont qu'un objectif : Exploser les préjugés culturels !!! Pour écoutez, suivez ce lien
jeudi 18 avril 2013
Comment le peuple juif fut inventé ?
Les militants du Comité Palestine de Rodez ont décidé de consacrer désormais une partie de leurs réunions mensuelles à des formations. Au mois d'Avril, un exposé a été fait à propos de l'ouvrage de l'historien israélien Slomo Sand Comment le peuple juif fut inventé ? Le mois prochain ( mardi 7 mai à 18h à la maison des associations à Rodez) nous évoquerons la situation actuelle en Palestine.
Voici le compte-rendu de l'exposé :
L'auteur et son contexte :
L'auteur de cette thèse est Slomo
Sand, 67 ans, professeur à l'université de Tel Aviv. Slomo Sand a
milité à l'extême-gauche israélienne qui était favorable à deux
républiques distinctes, palestinienne et israélienne, au sein d'une
même confédération.
Il fait partie de l’École des
Nouveaux Historiens israéliens. Cette école est née au départ de
cinq chercheurs qui ont réexaminé à la fin des années
quatre-vingt l'histoire de la naissance d'Israël. Ce travail a été
rendu possible grâce à l'ouverture des archives israéliennes et
britanniques sur les événements de 1948 qui ont remis en cause
l'historiographie israélienne traditionnelle (sur les causes de
l'exode palestinien notamment). Ces recherches suscitèrent de
nombreuses polémiques dans les milieux académiques. D'autres
chercheurs ont ensuite élargi les champs d'études à toute
l'historiographie sioniste.
Cette école se rattache au courant du
post-sionisme qui considère que le sionisme est une idéologie
dépassée. Israël est devenu un fait incontournable, son existence
n'est plus remise en cause, ce qui va à l'encontre de la thèse
officielle de l’État israélien en danger permanent. Dans cette
nouvelle optique, les relations avec les palestiniens seraient
forcément différentes.
Le livre :
L'histoire officielle de l’État
d'Israël raconte que le peuple juif, les hébreux, a été expulsé
de Palestine par les romains au premier siècle après JC à la suite
de révoltes réprimées. Une partie de la population juive serait
allée au Nord-Est jusqu'à Moscou pour redescendre ensuite en Europe
de l'Est. Une autre partie aurait traversée l'Afrique du Nord pour
s'établir au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Cette historiographie permet de
justifier deux principes majeurs du sionisme, à savoir que l’État
d'Israël est l’État des juifs du monde entier et non celui de
tous les citoyens qui y vivent (voir plus bas) et les juifs du monde
entier peuvent exercer leur droit au retour.
Première remarque de l'auteur :
il n'y a aucun sujet de recherche en Israël sur l'Exode des juifs
alors que c'est pourtant un mythe fondateur de l’État d'Israël.
Deuxième remarque : Slomo Sand ne
prétend rien découvrir comme éléments historiques nouveaux. Il
reprend des éléments qui sont connus des historiens mais pas
forcément du grand public et il les réageance différemment..
Ainsi Slomo Sand site les travaux d'un
historien du proche-orient Maurice Sartre qui confirme qu'il est
indiscutable qu'il n'y a pas eu d'exil général des juifs à la
suite des révoltes de 70 et 135 après JC. Les romains n'avaient pas
les moyens logistiques de les déplacer sur de si longues distances.
Cela aurait été également une aberration économique puisque les
romains percevaient de forts impôts sur ce peuple d'agriculteurs. Il
y eut des déplacements de population mais pour cause de
surpopulation, de la Judée vers la Galilée (une centaine de
kilomètres) au IIème après JC.
Les premiers israéliens le savaient :
David Ben Gourion (premier premier-ministre) et Yitzhak Ben Zvi
(deuxième président d'Israël) affirmaient encore en 1929 que les
palestiniens étaient les descendants les plus direct des hébreux.
L'histoire de l'exode est d'abord une
histoire que l'on trouve chez les chrétiens (et dans la Bible) et
était destinée à recruter les juifs dans le christianisme (l'exil
aurait été une punition de Dieu pour avoir laissé mourir le
Christ)
S'il n'y a pas eu d'exil, comment sont
donc arrivés les juifs en Europe et en Afrique du Nord ? Les
historiens de la période antique soulignent que le judaïsme est la
première religion prosélyte. Entre le deuxième siècle avant JC et
le deuxième siècle après JC, il y a une forte expansion du
judaïsme dans le bassin méditerranéen.
Certaines conversions ont été
forcées, c'est le cas dans l’État Hasmonéen (transjordanie) en
125 av JC, des textes d'auteurs romains de l'époque s'en inquiètent.
Mais la plus part du temps, les conversions sont spontanées grâce à
l'effort de missionnaires juifs, la morale juive séduisant. Ainsi
des romains et des gaulois se convertissent au judaïsme. En l'an 0,
on estime à 7 ou 8% de la population de l'Empire Romain adhérente à
la religion juive.
En parallèle, le nombre de juifs en
Palestine diminue progressivement. Les populations se convertissent
au Christianisme puis à l'Islam.
Par la suite, lorsque le Christianisme
et l'Islam deviennent dominants dans leurs zones d'influences
respectives, les juifs ont arrêtés leur prosélytisme pour
préserver leur religion. Ils se sont fait discrets pour ne pas
entrer en concurrence et risquer d'être éliminé. Cependant dans
d'autres régions du monde, les missionnaires juifs ont continué
leur conversion. Ainsi dans la péninsule arabique de l'actuel Yémen,
il y eut pendant 150 ans un royaume juif. Le Royaume d'Adiabène (qui
correspond au Kurdistan et au sud de l'Arménie) était juif au
premier siècle après JC.
Autre exemple, même si celui-ci est
controversé :le Royaume Khazar . Slomo Sand reprend des thèses
défendues par Ernest Renan, Arthur Koestler ou le linguiste
israélien Paul Wexler. Le royaume Khazars se situait entre la Mer
Noire et la Mer Caspienne et était composé de populations d'origine
turc. Au VIIIème siècle le roi se convertit au judaïsme (et le
peuple suit). Les Khazars vont ensuite être expulsés par les
Mongols et se réfugient en Europe de l'Est. Ce serait ainsi les
ancêtres des yiddish (ce qui expliquerait la syntaxe d'origine slave
de la langue yiddish malgré 80% de mots d'origine allemande).
L'histoire de l'exil de la Bible est
reprise par les juifs à partir du XIIIème siècle. Jusqu'au XIXème
siècle, les juifs du monde entier ne se considèrent comme
communauté que par la religion, il n'y a pas d'idée de peuple. La
notion de Terre Promise est étrangère au judaïsme initial (sinon
pourquoi les Khazars ne seraient pas allé en Palestine?).
Ces histoires connues ont peu à peu
été effacées de l'histoire officielle qui veut désormais
présenter un peuple uni. Quand Israël conquiert Jérusalem en 1967,
il faut que les soldats soient descendants du Royaume de David et non
des immigrés européens ou américains.
La conception historique constitue la
base de la politique identitaire de l’État d'Israël. C'est une
définition ethnocentrique du judaïsme qui gomme toute la richesse
des différentes cultures auxquelles la religion juive s'est liée et
alimente la ségrégation entre juifs et non-juifs. Il y a un mythe
national de l’État d'Israël comme pour tous les États, mais ce
mythe est exclusif, Israël se définit comme un État juif. Slomo
Sand reprend les propos de Sammy Samooha, sociologue à l'université
de Haïfa qui parle de démocratie ethnique à propos d'Israël.
Israël n'est pas une république, un
quart de sa population n'est pas juive, cet État n'est donc pas le
leur. Leurs droits de citoyens sont restreint. Même si Israël se
retire des territoires de 1967, les contradictions de l'État ne
seraient pas résolu. Pour Slomo Sand une révolte des arabes de
Galilée risque d'être imminente et serait un scénario catastrophe
pour les dirigeants israéliens.
La mythologie de ''l'ethnie juive'' est
faite pour empêcher la pénétration d'étrangers. Pourtant aucun
juif vivant dans une démocratie occidentale ne supporterait de subir
le traitement qu’Israël impose aux arabes israéliens, mais les
partisans du sionisme en Israël et dans le monde ne sont pas gênés
par cet apartheid.
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