mercredi 12 juin 2013

"Cinq caméras brisées" à Decazeville

Dans le cadre du festival Terre de Résistance, le cinéma La Strada de Decazeville diffusera le documentaire palestinien "Cinq caméras brisées" ce jeudi 13 juin à 20h30

Lorsque son quatrième fils naît en 2005, Emad Burnat, un caméraman palestinien autodidacte achète sa première caméra. Au même moment, dans son village de Bil'in, une barrière de séparation est construite et les villageois commencent à résister.

L'année suivante, Burnat filme leur lutte, menée par deux de ses meilleurs amis, et filme aussi son fils qui grandit. Bientôt, les évènements affectent directement sa famille et sa propre vie. Arrestations quotidiennes, attaques violentes, bulldozers déracinant des oliviers, pertes de vies humaines et raids nocturnes dans le village effrayent sa famille. Ses amis, ses frères, et lui-même, se font tirer dessus ou arrêter. Ses caméras, l'une après l'autre, sont détruites.

Finalement, en 2009, Burnat approche Guy Davidi, un réalisateur israélien, et, ensemble, avec ces cinq caméras cassées et les histoires qu'elles racontent, ces deux cinéastes montent et créent le film.

Deux membres du Comité Palestine de Rodez, qui se sont rendu à Bil'in, seront présents à la projection pour témoigner de leur expérience et exposer l'actualité en Palestine.



mardi 14 mai 2013

SEMAINE PALESTINIENNE A RODEZ

 
Le Comité Palestine de Rodez organise une
SEMAINE PALESTINIENNE
avec 2 manifestations publiques
et des interventions auprès de groupes de jeunes
 
Vous trouverez ci-dessous toutes les informations.
 
2 évènements majeurs :
 
LE JEUDI 23 MAI au cinéma le ROYAL à 20h30
  • projection du Film " Route 60, un itinéraire au delà des frontières" d'Alaa ASHKAR
Pour voir la bande annonce et en savoir plussur Alaa ASHKAR, vous pouvez cliquer sur ces liens.
Le comité Palestine a soutenu ce film (voir article) et est ravi de recevoir Alaa pour nous présenter son travail.
 
LE SAMEDI 25 MAI à la Menuiserie, à partir de 19 heures
 
  • Soirée Palestinienne avec repas  (sur réservation) préparé par ZEIT O ZAATAR et Concert avec :
YANAL et NAWRAS
  • Yanal et Nawras sont palestiniens et sont en France (conservatoire de Bordeaux) pour parfaire leurs études musicales grâce à l'association Al Kamandjati(Ramallah/ Angers) Pour voir une vidéo, cliquez sur ce lien
MINISTERI DEL RIDDIM
  • Le Ministeri del riddim est un sound system toulousain qui délivre un ragga épicé et multiculturel. On y tchache en berbère, arabe, anglais, français et bien sur en occitan ! Après plusieurs concerts de rodage, ces fonctionnaires du riddim n'ont qu'un objectif : Exploser les préjugés culturels !!!  Pour écoutez, suivez ce lien   

jeudi 18 avril 2013

Comment le peuple juif fut inventé ?


Les militants du Comité Palestine de Rodez ont décidé de consacrer désormais une partie de leurs réunions mensuelles à des formations. Au mois d'Avril, un exposé a été fait à propos de l'ouvrage de l'historien israélien Slomo Sand Comment le peuple juif fut inventé ? Le mois prochain ( mardi 7 mai à 18h à la maison des associations à Rodez) nous évoquerons la situation actuelle en Palestine.

Voici le compte-rendu de l'exposé :

L'auteur et son contexte :

L'auteur de cette thèse est Slomo Sand, 67 ans, professeur à l'université de Tel Aviv. Slomo Sand a milité à l'extême-gauche israélienne qui était favorable à deux républiques distinctes, palestinienne et israélienne, au sein d'une même confédération.

Il fait partie de l’École des Nouveaux Historiens israéliens. Cette école est née au départ de cinq chercheurs qui ont réexaminé à la fin des années quatre-vingt l'histoire de la naissance d'Israël. Ce travail a été rendu possible grâce à l'ouverture des archives israéliennes et britanniques sur les événements de 1948 qui ont remis en cause l'historiographie israélienne traditionnelle (sur les causes de l'exode palestinien notamment). Ces recherches suscitèrent de nombreuses polémiques dans les milieux académiques. D'autres chercheurs ont ensuite élargi les champs d'études à toute l'historiographie sioniste.

Cette école se rattache au courant du post-sionisme qui considère que le sionisme est une idéologie dépassée. Israël est devenu un fait incontournable, son existence n'est plus remise en cause, ce qui va à l'encontre de la thèse officielle de l’État israélien en danger permanent. Dans cette nouvelle optique, les relations avec les palestiniens seraient forcément différentes.

Le livre :

L'histoire officielle de l’État d'Israël raconte que le peuple juif, les hébreux, a été expulsé de Palestine par les romains au premier siècle après JC à la suite de révoltes réprimées. Une partie de la population juive serait allée au Nord-Est jusqu'à Moscou pour redescendre ensuite en Europe de l'Est. Une autre partie aurait traversée l'Afrique du Nord pour s'établir au Maroc, en Algérie et en Tunisie.

Cette historiographie permet de justifier deux principes majeurs du sionisme, à savoir que l’État d'Israël est l’État des juifs du monde entier et non celui de tous les citoyens qui y vivent (voir plus bas) et les juifs du monde entier peuvent exercer leur droit au retour.

Première remarque de l'auteur : il n'y a aucun sujet de recherche en Israël sur l'Exode des juifs alors que c'est pourtant un mythe fondateur de l’État d'Israël.

Deuxième remarque : Slomo Sand ne prétend rien découvrir comme éléments historiques nouveaux. Il reprend des éléments qui sont connus des historiens mais pas forcément du grand public et il les réageance différemment..

Ainsi Slomo Sand site les travaux d'un historien du proche-orient Maurice Sartre qui confirme qu'il est indiscutable qu'il n'y a pas eu d'exil général des juifs à la suite des révoltes de 70 et 135 après JC. Les romains n'avaient pas les moyens logistiques de les déplacer sur de si longues distances. Cela aurait été également une aberration économique puisque les romains percevaient de forts impôts sur ce peuple d'agriculteurs. Il y eut des déplacements de population mais pour cause de surpopulation, de la Judée vers la Galilée (une centaine de kilomètres) au IIème après JC.

Les premiers israéliens le savaient : David Ben Gourion (premier premier-ministre) et Yitzhak Ben Zvi (deuxième président d'Israël) affirmaient encore en 1929 que les palestiniens étaient les descendants les plus direct des hébreux.

L'histoire de l'exode est d'abord une histoire que l'on trouve chez les chrétiens (et dans la Bible) et était destinée à recruter les juifs dans le christianisme (l'exil aurait été une punition de Dieu pour avoir laissé mourir le Christ)

S'il n'y a pas eu d'exil, comment sont donc arrivés les juifs en Europe et en Afrique du Nord ? Les historiens de la période antique soulignent que le judaïsme est la première religion prosélyte. Entre le deuxième siècle avant JC et le deuxième siècle après JC, il y a une forte expansion du judaïsme dans le bassin méditerranéen.

Certaines conversions ont été forcées, c'est le cas dans l’État Hasmonéen (transjordanie) en 125 av JC, des textes d'auteurs romains de l'époque s'en inquiètent. Mais la plus part du temps, les conversions sont spontanées grâce à l'effort de missionnaires juifs, la morale juive séduisant. Ainsi des romains et des gaulois se convertissent au judaïsme. En l'an 0, on estime à 7 ou 8% de la population de l'Empire Romain adhérente à la religion juive.

En parallèle, le nombre de juifs en Palestine diminue progressivement. Les populations se convertissent au Christianisme puis à l'Islam.

Par la suite, lorsque le Christianisme et l'Islam deviennent dominants dans leurs zones d'influences respectives, les juifs ont arrêtés leur prosélytisme pour préserver leur religion. Ils se sont fait discrets pour ne pas entrer en concurrence et risquer d'être éliminé. Cependant dans d'autres régions du monde, les missionnaires juifs ont continué leur conversion. Ainsi dans la péninsule arabique de l'actuel Yémen, il y eut pendant 150 ans un royaume juif. Le Royaume d'Adiabène (qui correspond au Kurdistan et au sud de l'Arménie) était juif au premier siècle après JC.

Autre exemple, même si celui-ci est controversé :le Royaume Khazar . Slomo Sand reprend des thèses défendues par Ernest Renan, Arthur Koestler ou le linguiste israélien Paul Wexler. Le royaume Khazars se situait entre la Mer Noire et la Mer Caspienne et était composé de populations d'origine turc. Au VIIIème siècle le roi se convertit au judaïsme (et le peuple suit). Les Khazars vont ensuite être expulsés par les Mongols et se réfugient en Europe de l'Est. Ce serait ainsi les ancêtres des yiddish (ce qui expliquerait la syntaxe d'origine slave de la langue yiddish malgré 80% de mots d'origine allemande).

L'histoire de l'exil de la Bible est reprise par les juifs à partir du XIIIème siècle. Jusqu'au XIXème siècle, les juifs du monde entier ne se considèrent comme communauté que par la religion, il n'y a pas d'idée de peuple. La notion de Terre Promise est étrangère au judaïsme initial (sinon pourquoi les Khazars ne seraient pas allé en Palestine?).

Ces histoires connues ont peu à peu été effacées de l'histoire officielle qui veut désormais présenter un peuple uni. Quand Israël conquiert Jérusalem en 1967, il faut que les soldats soient descendants du Royaume de David et non des immigrés européens ou américains.

La conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’État d'Israël. C'est une définition ethnocentrique du judaïsme qui gomme toute la richesse des différentes cultures auxquelles la religion juive s'est liée et alimente la ségrégation entre juifs et non-juifs. Il y a un mythe national de l’État d'Israël comme pour tous les États, mais ce mythe est exclusif, Israël se définit comme un État juif. Slomo Sand reprend les propos de Sammy Samooha, sociologue à l'université de Haïfa qui parle de démocratie ethnique à propos d'Israël.

Israël n'est pas une république, un quart de sa population n'est pas juive, cet État n'est donc pas le leur. Leurs droits de citoyens sont restreint. Même si Israël se retire des territoires de 1967, les contradictions de l'État ne seraient pas résolu. Pour Slomo Sand une révolte des arabes de Galilée risque d'être imminente et serait un scénario catastrophe pour les dirigeants israéliens.

La mythologie de ''l'ethnie juive'' est faite pour empêcher la pénétration d'étrangers. Pourtant aucun juif vivant dans une démocratie occidentale ne supporterait de subir le traitement qu’Israël impose aux arabes israéliens, mais les partisans du sionisme en Israël et dans le monde ne sont pas gênés par cet apartheid.

samedi 24 novembre 2012

Revue de presse 22 novembre

Article issue de Midi Libre où on en apprend plus sur la météo et les bougies que sur la Palestine, mais c'est l'intention qui compte comme on dit...

Cliquez sur l'image pour agrandir

jeudi 22 novembre 2012

Nouvelle mobilisation pour la Palestine à Rodez

Depuis mercredi une trêve a lieu entre le Hamas et Israël. Les bombardements ont causé 148 morts palestiniens dont 34 enfants et 5 israéliens.

A Rodez comme ailleurs, les citoyens attachés aux droits humains et à la justice restent vigilants. L'agression israélienne a mis en lumière les atteintes aux droits internationaux dont se rend coupable l’État hébreux.
Aussi le Comité Palestine Rodez maintient son appel à manifester 

samedi 24 novembre à 11h place de la préfecture à Rodez.

 Nous appuyons les revendications légitimes de la société civile palestinienne, à savoir :

droit au retour des réfugiés palestiniens
égalité des droits entre arabes et juifs israéliens
arrêt des colonisations en Cisjordanie
levée de l'embargo sur Gaza

Venez nombreux !


mardi 20 novembre 2012

Secours Populaire : appel pour les populations de Gaza et de ses environs

Suite aux événements à Gaza, le Secours populaire français lance un appel urgent à la solidarité.

L’ensemble des amis et animateurs-collecteurs du Secours populaire français, bouleversés par les centaines de morts et de blessés de Gaza - soumis déjà depuis des mois à un blocus sévère les privant des produits de toute première nécessité : aliments, médicaments, énergie - appellent à faire taire les armes et à trouver les chemins nécessaires pour rétablir des conditions humaines d’existence à l’ensemble des populations concernées. 

Fidèle à sa démarche de solidarité directe auprès des populations victimes, le SPF fait part à ses correspondants sur place en Palestine comme en Israël, le Secours médical palestinien et l’association israélienne des médecins pour les droits humains, de son amitié et de son soutien.

Photo AFP - Gaza - Décembre 2008.Il appelle les personnes de cœur à soutenir financièrement son programme d’urgence qui permettra de remettre sur place des moyens pour soulager la douleur et la misère des habitants de Gaza, comme dans les villages à la frontière, tels Sderot. 



 Vous pouvez envoyer vos dons à :

Secours Populaire Français
Fédération de l'Aveyron
3bis rue de la Gare
12000 Rodez
0565782549
contact@spf12.org

lundi 19 novembre 2012

Rassemblement pour Gaza à Rodez

Contre les bombardements à Gaza, le Comité Palestine de Rodez appelle à se mobiliser.

Depuis le 14 novembre, l'État d'Israël a engagé une nouvelle vague de répression à l'encontre de la Bande de Gaza. En prenant pour prétexte des tirs de roquettes ayant causé la mort de trois civils israéliens, l'armée israélienne a bombardé Gaza, causant à ce jour une centaine morts et plus de 650 blessés. Des troupes terrestres israéliennes se massent aux frontières de Gaza, faisant craindre une nouvelle incursion militaire risquant de reproduire les effroyables massacres de civils de l'opération Plomb Durci en janvier 2009.

Nous regrettons toute mort, qu'elle soit israélienne ou palestinienne. Mais nous ne pouvons pour autant souscrire à la version médiatique qui voudrait résumer ce nouveau drame à un affrontement entre deux parties belligérantes de forces égales et partageant les torts.

L'État d'Israël et les Territoires Palestiniens ne sont pas dans la même situation. Les palestiniens subissent depuis soixante ans une occupation militaire et une colonisation de leurs terres. La Bande de Gaza est sous embargo depuis 2007. Les civils palestiniens, qui n'ont pas d'armée pour se protéger, subissent toutes sortes de vexations civiques et économiques. Ils ne sont pourtant jamais allés sur la terre d'un autre peuple pour le détruire ou le déposséder de ses biens. Si les groupes de résistances palestiniens qui utilisent des roquettes artisanales pour attaquer les colonies israéliennes sont qualifiés de terroristes, comment nommer une armée suréquipée qui utilise des drones et des bombes prohibées par les conventions internationales pour bombarder des zones à très fortes densités humaines ?

Même si nous pensons qu'une escalade de la violence ne résoudra pas le problème palestinien, nous rappelons que le droit international accorde à toute population combattant une occupation illégale le droit d'utiliser « tous les moyens à sa disposition »pour se libérer. Le droit à l'autodétermination par la lutte armée est autorisé par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, concernant l'autodéfense.

Souhaiter la paix en Palestine serait un slogan creux si nous n'y associons pas le droit à la justice. Que les réfugiés palestiniens puissent rentrer chez eux, que les arabes israéliens obtiennent les mêmes droits civiques que les juifs israéliens, que cessent le vols des terres et des sources d'eau de Cisjordanie, que les palestiniens soient maîtres de leurs frontières dans un État viable,voici les conditions pour une paix juste dans cette région.

Comme partout dans le monde en ce moment, nous appelons nos concitoyens de l'Aveyron à exprimer leur désaccord contre ce nouveau massacre. Chacun d'entre nous peut agir en relayant la campagne internationale de boycott des produits israéliens. Le Comité Palestine Rodez appelle les partis, les syndicats, les associations et les citoyens de conscience à manifester contre les bombardements sur Gaza ce mercredi 21 novembre à 17h30 Place d'Armes à Rodez. Afin d'être visible et pour faire la lumière sur ce qui se passe à Gaza, nous invitons les participants à venir équipés de bougies ou de lampes.


Le Comité Palestine de Rodez